Par Frédéric Mailhos, Philippe Zaouati et Audrey Zermati

Cette note a été publiée par TEEM – Transition Ecologique En Marche.

La crise sanitaire met en lumière de façon spectaculaire la défiance croissante des citoyens vis-à-vis des institutions et des décideurs publics. La perte de confiance se généralise, les théories du complot fleurissent, la fracture entre les citoyens et ceux qui les gouvernent se creuse.

Cette rupture de la confiance se perçoit aussi dans les discours sur la transition écologique. Or, celle-ci exigeant des décisions fortes, une constance sur une période longue et une vision à long-terme, cette confiance est indispensable. Au risque que les objectifs eux-mêmes ne soient plus compris.

Quelle drôle d’époque ! Une époque d’incertitude, où la parole présidentielle, la loi votée ou l’engagement contractuel se heurtent de façon frontale à la réalité économique et au retard technologique. C’est évidemment un mal de notre temps, plus qu’une instabilité inhérente à la question écologique, mais dans le contexte de la transition, ce mal a des conséquences encore plus fortes.

L’actualité des derniers mois met en relief cette difficulté à travers plusieurs cas d’école.

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