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Attentats islamistes, crise sanitaire, recrudescence des violences dans les manifestations, les raisons de déclarer une situation d’urgence se multiplient et s’accélèrent, non pas comme le croient certains en raison d’un virage liber- ticide, mais bien en raison de l’intensification de circonstances légitimant des mesures exceptionnelles. Pour autant, on assiste à une double tentation : le maintien dans l’urgence permanente et l’intégration progressive de mesures extraordinaires dans le droit commun. Il nous parait essentiel que ces deux tentations restent contraintes, au nom du maintien des libertés publiques. Comment utiliser l’urgence lorsque c’est nécessaire sans tomber dans une banalisation de l’urgence ? Comment les libertés peuvent-elles évoluer avec les injonctions de leur temps ?

Au fil du temps, nous constatons que le droit court derrière les évènements, démontrant l’inadaptation de notre système institutionnel de gestion de l’ur- gence. Pourtant, l’encadrement de ces périodes extraordinaire est une néces- sité démocratique : il dresse un cadre protecteur des libertés publiques et res- taure la confiance avec les citoyens en rappelant la dimension légitime et lé- gale des mesures.

Ce sont les questions que nous posons dans cette note.